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Sujet de sciences économiques et sociales :

Dans quelle mesure les variations de la demande expliquent-elles les fluctuations économiques ?


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Introductions :

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Introduction proposée par Elevetest1 :

La croissance économique est ce phénomène de longue période qui, amorcé en Europe avec la révolution industrielle, puis en Amérique du Nord et plus récemment en Asie ; transforme les économies et les sociétés tout en les enrichissant (augmentation du PIB).

            Ce phénomène n’est pas régulier : des cycles de longues périodes, au cours desquelles des phases de plusieurs décennies d’expansion (augmentation soutenue du PIB) et de dépression (croissance ralentie, voire décroissance) se succèdent avaient été identifiés par l’économiste russe Kondratieff.

            À plus court terme, à l’intérieur même d’une phase d’un cycle long, la croissance connaît des fluctuations conjoncturelles pouvant provoquer montée du chômage ou tensions inflationnistes. Les pouvoirs publics sont donc tentés d’intervenir pour limiter ces fluctuations de façon à ce que la croissance soit le plus près possible de son potentiel. Ces politiques conjoncturelles ne peuvent être pertinentes que si elles s’appuient sur une analyse des causes de ces fluctuations. On peut à cet égard penser que si l’on ne produit pas autant que le permettraient les facteurs disponibles (main d’œuvre, capital, technologie), c’est que la demande de biens et services ne le justifie pas.


Et de fait, la tradition keynésienne accorde une place centrale aux variations de la demande dans l’analyse des fluctuations de la croissance (I). Mais d’autres facteurs explicatifs, qu’ils soient d’origine économique (endogènes) ou non (exogènes) doivent être pris en compte.




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Plans :

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Plan proposé par Elevetest1 :

        I.            Les variations de la demande sont à l’origine de fluctuations économiques.

Chapeau introductif : La demande est au cœur des mécanismes de la croissance économique. Ses différentes composantes sont donc essentielles pour comprendre les mécanismes qui conduisent à l'instabilité du rythme de croissance, que ce soit l'investissement (A) ou la consommation finale et les exportations (B).

A-     L’investissement est au cœur de la dynamique de la croissance et de la récession.

 

·         Constat : corrélation entre les variations de l'investissement et la croissance économique (document 1, documents 2 et 3) on constate que lorsque l'investissement augmente, la croissance est plutôt forte et a même tendance à s'accélérer, et que lorsque l'investissement baisse au contraire, la croissance du PIB a tendance à ralentir.→ situation française de 2009 (documents 1 et 3) : l'investissement a fortement diminué par rapport à l'année précédente (baisse de 8,8 %). Cette baisse a eu un impact négatif sur la croissance, puisque la FBCF (mesure de l'investissement en France) a contribué à faire baisser le PIB de 2,3 points. La baisse de l'investissement tire donc le PIB vers le bas. → Ce constat peut être généralisé à l'ensemble des pays développés : en 2008-2009, on constate des baisses de l'investissement, et la croissance fléchit et devient même négative : les pays sont en récession (prendre un exemple).

• Mécanismes : l'investissement stimule l'activité économique, d'autant plus qu'il est à l'origine d'un effet multiplicateur.

→ augmentation des capacités de production → augmentation de la production (analyse traditionnelle en termes de fonction de production : l'investissement est synonyme d'augmentation de la quantité de capital)

→ diffusion du progrès technique et des innovations, modernisation de l'appareil de production → gains de productivité qui sont sources de croissance (à détailler).

→ Effet multiplicateur de Keynes qui renforce l'impact de l'investissement sur l'activité économique.

• On voit donc que l'investissement a un rôle central pour comprendre les variations de l'activité économique, et qu'il peut tirer la croissance vers le haut comme il peut faire plonger une économie en récession.

B-      La consommation et les exportations influencent également le rythme de la croissance.

·         Constat : Consommation et exportations ont aussi un impact sur l'activité économique et ses fluctuations (document 1).

→ La consommation finale des ménages est un moteur essentiel de la croissance française. Entre 2002 et 2007, la consommation contribue à faire augmenter le PIB de 1,6 ou 1,7 points chaque année. On constate également qu'en 2008-2009, la contribution de la consommation finale diminue (elle n'est plus que de 0,4 points de croissance en 2008 et 0,7 points en 2009), mais son impact reste positif, alors que les autres composantes de la demande tirent la croissance vers le bas.

→ Les exportations sont également un moteur de croissance, quoique moins important en France et plus irrégulier. On constate que lors de la crise économique mondiale de 2008, les exportations se sont contractées et qu'elles ont eu tendance à faire baisser sensiblement le PIB : les exportations ont fait baisser le PIB de 3,3 points.

 

·         Mécanismes : La consommation finale des ménages comme les exportations constituent des débouchés pour les entreprises et sont un élément essentiel pour déterminer le niveau de l'activité économique.

→ Les entreprises déterminent le niveau de leurs investissements et le volume de l'emploi en fonction du niveau de demande qu'elles pensent devoir se réaliser. C'est le concept de demande anticipée.

→ Lorsque la demande anticipée est forte l’investissement l’est également ce qui a pour conséquence de faire diminuer le chômage et d’augmenter les richesses créées, donc la croissance. Inversement, lorsque la demande anticipée est faible.

→ Les exportations peuvent jouer dans certaines économies un rôle moteur. Exemple de la Chine et de son ouverture sur les échanges extérieurs.

 

·         En fin de compte, on constate que la demande de consommation finale et les exportations contribuent fortement à faire fluctuer le niveau de l'activité économique.

Transition : La demande est au cœur des fluctuations économiques, et les variations de ses différentes composantes – investissement, consommation, exportations, dépenses publiques  – ont un impact sur l'activité économique : leur augmentation est source d'accélération de la croissance, tandis que leur ralentissement peut au contraire provoquer des récessions. Cependant, les variations de la demande ne permettent pas d'expliquer la totalité des fluctuations économiques : il est nécessaire de prendre en compte d'autres facteurs, indépendants de la demande.

 

      II.            Cependant, elles ne suffisent pas à expliquer totalement l’alternance de périodes de croissance et de ralentissement économique.

Chapeau introductif : Les accélérations et ralentissements de l'activité économique ne s'expliquent pas uniquement par les variations de la demande : il faut tenir compte des perturbations qui affectent l'offre de biens et services (A) ainsi que du comportement des banques qui contribue à accentuer les fluctuations économiques, et peuvent même déclencher des crises, comme on l'a observé en 2008 (B).

A-     Pour comprendre les fluctuations économiques, il faut également tenir compte des chocs d’offre.

 

·         Définition choc d'offre + exemple

Mécanismes : un choc d'offre positif fait augmenter la production, et engendre de la croissance, et inversement.

Choc positif : nouvelle organisation du travail qui génère des gains de productivité. Exemple du fordisme au cours des Trente Glorieuses.

Choc négatif : hausse du prix des matières premières, comme le pétrole (document 4). Hausse des coûts de production, donc des prix. D'où baisse de la demande et ralentissement économique.

B-      Les fluctuations économiques peuvent également être accentuées par le comportement des banques et des acteurs financiers.

 

·         Théorie du cycle du crédit, paradoxe de la tranquillité (Minsky) : les comportements des banques accentuent les fluctuations et l’explication de ces dernières peut donc être endogène.

Parfois même le secteur financier peut être à l'origine de crises qui se répercutent sur l'économie réelle, comme cela a été le cas en 2008 (décrire les mécanismes de la crise des subprimes et son impact sur l'économie réelle : montée du chômage, baisse des revenus, donc baisse de la demande globale et récession économique).

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2
Plan proposé par Elevetest2 :

I – Les variations de la demande sont à l'origine de fluctuations économiques

A. La consommation finale est décisive dans la croissance française

§1 : Le dynamisme de la consommation des ménages dépend de leurs anticipations (Doc1)

§2 : Le rôle de la consommation intermédiaire et des exportations (Doc1)

B. L'investissement est au cœur de la dynamique de la croissance et de la récession

§3 : L’investissement est une composante essentielle de la demande globale… (Doc1 et 3)

§4 : …mais l’investissement est cyclique (Doc2 et 3, Cours Juglar)

II – Cependant, il existe d’autres facteurs qui expliquent l'alternance de périodes de croissance et de ralentissement économique

A. Pour comprendre les fluctuations économiques, il faut également tenir compte des chocs d'offre

§5 : Le coût des matières première (Doc4)

§6 : Le coût du travail / productivité (Cours)

B. Les fluctuations économiques peuvent également s’expliquer par le comportement des banques et des acteurs financiers

§7 : Le cycle du crédit (Cours paradoxe de la tranquillité)

§8 : Des bulles aux krachs (Cours marchés financiers ne s’autorégulent pas)


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Conclusions :

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3
Conclusion proposée par Elevetest1 :

Résumé : La demande de biens et services de production et de consommation, parce qu’elle est anticipée par les entreprises, joue un rôle essentiel dans la croissance. Dans une économie mondialisée, les chocs de demande, positifs ou négatifs, jouent donc un rôle majeur. Cependant, le cycle du crédit résultant de la spéculation ou les chocs d’offre exogènes tels que les chocs pétroliers, ont également de lourdes conséquences sur la croissance.

Ouverture : Dans tous les cas, la solution semble résider dans des politiques de relance de la demande. Mais l’augmentation des déficits budgétaires et des dettes publiques qui en résultent dans les pays occidentaux semble aujourd’hui en limiter l’usage. Faut-il se résigner à une politique de rigueur qui vise à restaurer la solvabilité des Etats, le taux de marge des entreprises et leur compétitivité, mais freine à court-terme la demande et donc la croissance et l’emploi ?


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